En effet, qu'il s'agissent du parc immobilier de l'état ou de la commune où nous vivons, les dépenses énergétiques sont l'un des postes les plus coûteux et nos élus en sont bien conscients puisque les objectifs du grenelle de l'environnement sont également apllicables aux collectivités locales, territoriales et aux administrations. Un récent rapport du Sénat rappelait que l'objectif est de réduire de 2 % par an en moyenne d'ici à 2015 l'intensité énergétique finale en France, puis de 2,5 % entre 2015 et 2030.
Dés lors, lorsque l'on note que l'ensemble du patrimoine immobilier des collectivités territoriales (hôpitaux, logements sociaux, écoles, gymnases, piscines, centres nautiques, bâtiments administratifs, éclairage public...) est responsable de 10 % de la consommation énergétique finale en France (soit environ 27 MTEP) et de 12 % des émissions de gaz à effet de serre, on comprend mieux l'importance d'un electrochoc énergétique immédiat dans nos régions et nos communes.
Quelques initiatives intéressantes voit désormais le jour parmi lesquelles ont peut citer, la ville de Rennes acteur d'une campagne de transparence énergétique consistant à afficher sur de grands posters la consommation énergétique des bâtiments municipaux (niveau des consommations d'énergie, des émissions de CO2 et des consommations d'eau en empruntant le modèle connu de l'étiquette énergie utilisée dans l'électroménager). La communauté urbaine de Dunkerque a misé pour sa part sur la thermographie aérienne mettant en exergue les déperditions thermiques de chaque habitation. Enfin, la ville de Limeil-Brévannes a réalisé la première école à énergie passive en France apte à produire sa propre énergie mais surtout réduire ses consommations de façon importante.